Les instants viennent et passent, ils nous rendent visite
Tels des médecins de campagne.
Ils auscultent rapidement afin de déterminer
L’état général et mental
De l’art, qui sans cesse vit sur le dos des autres
Ce pourquoi il est, de manière artificielle, éternel.
Les instants ne sont pas vraiment diserts, Ophélie, mon âme…

Ni propres à l’expérimentation de ta
Résistance aux illuminations soudaines.
Ils se reposent alors sur la spontanéité de l’usage
Sensuel de la langue, de ses sonorités et de ses silences,
Les heures leur permettant de voir
Combien d’aucun serait faible, d’aucun négligé, d’aucun un fou
Qui passerait son temps à se raser afin de faire la cour aux roses.